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Une famille en pleine forme, des conseils à partager


Rédigé le Jeudi 4 Novembre 2021 à 13:49 | Lu 68 commentaire(s)


Ingrid Boudeau, diététicienne et éducatrice thérapeutique, a participé à la première saison de l’émission Une famille en pleine forme. Elle revient pour la deuxième saison avec cet objectif de suivi à long terme. Selon elle, c’est ce qui fait sens. Elle est l’alliée des familles pour équilibrer les repas et est une source de conseils et astuces. Selon elle, « il est important de respecter l’histoire alimentaire de chacun pour réussir à changer les habitudes ».


Ingrid, avant de démarrer, peux-tu nous dire où tu travailles ?
Je suis arrivée en Polynésie en 1998 et, depuis 199, je suis à l’hôpital. Je suis diététicienne et éducatrice thérapeutique. Au Taaone, j’assure des consultations externes individuelles ou par groupe de 2 ou 3 personnes. J’ai aussi des consultations en service d’hospitalisation. Je fais par ailleurs partie de l’Association des diététiciens de Polynésie française.


Le casting d’Une famille en pleine forme a été lancé fin 2020, début 2021, quels ont été les critères de sélection ?
Nous cherchions des familles qui soient sensibles au sujet, qui demandent et cherchent à mieux manger. Il fallait que ces familles aient, dans la mesure du possible, déjà cherché à régler leurs problématiques, mais sans y parvenir. Les familles de la 2e saison avaient pour la plupart toutes vu la saison 1. Elles avaient déjà pris conscience de certaines choses. Elles ont à relever différents défis, réapprendre à cuisiner équilibrée, reprendre une activité physique en toute sécurité, retrouver le plaisir de consommer local, se lancer dans le fa’a’apu et même gérer l’utilisation des écrans.


Quels genres de problématiques cela pouvait-il être ?
Par exemple, je suis addicte au sucre, j’essaie en vain de faire manger des légumes à mes enfants, je n‘ai pas le temps de cuisiner car j’ai un emploi du temps professionnel, familial trop compliqué… Nous avons retenu des situations communes dans la population en Polynésie et cherché à les résoudre pour donner des solutions aux téléspectateurs. L’idée était de donner des solutions larges que chacun ensuite puisse adapter.


Dis-nous, quel est ton rôle dans l’émission Une famille en pleine forme ?
J’ai suivi trois familles. J’ai eu une mission de conseil pour imaginer les émissions en amont puis je suis intervenue auprès des familles. Nous avons rencontré les familles avant le tournage, hors caméra, pour mieux les connaître. Je les ai interrogées sur leurs habitudes alimentaires mais aussi sur des habitudes annexes comme le temps de sommeil, leurs obligations. Car, il n’y a pas que la diététique, il faut également remettre un sens vivable au quotidien, aider à l’organisation pour que les conseils puissent s’appliquer, qu’ils deviennent possibles. Le tournage a démarré en février 2021, mais il faut dire que nous avons été un peu bousculés par le Covid et n’avons pas pu faire tout ce que nous souhaitions.


Tu dis « nous », à qui fais-tu référence ?
Les familles sont entourées par différents professionnels, une cuisinière, Mahe Smith, un coach sportif, Thierry, un agriculteur, Vahio, une psychologue spécialisée sur les questions familiales et éducatives, Nathalie Colin-Fagotin. Cette émission, a été initiée par la Direction de la santé et a été réalisée par Archipel Production.



Les familles sont-elles restées motivées malgré tout ?
Les familles ont fait preuve d’une grande motivation, elles ont vraiment cherché à atteindre les objectifs fixés, elles ont osé se présenter, ouvrir la porte de chez eux, ce n’est vraiment pas rien. Elles ont fait preuve de confiance, ont pris sur elles. Mais elles ont dû faire face à divers changements, de grands changements parfois : perte de travail, maladie, nouveau boulot… De ce fait, cela remettait en cause un certain nombre de choses. C’est la vie, certes, mais la période que nous vivons est tout de même particulière. Il nous a fallu composer avec tout ça.



Sur quels sujets es-tu intervenue en particulier ?
Sur l’addiction au sucre en général, au soda en particulier de certains participants. Le sucre est une molécule qui déclenche un intense plaisir cérébrale. Mais il faut à tout prix chercher à en limiter la prise car il apporte une énergie qui fait travailler les organes de façon non physiologique. Il y a une décharge d’insuline. L’idée était de trouver le moyen de s’hydrater autrement, en se faisant toujours plaisir mais sans consommer de sucre. Sachant que la solution n’est pas d’opter pour les sodas sans sucre qui ne calment pas l’addiction et qui ont des conséquences.


Peux-tu nous citer un autre exemple ?
J’ai eu aussi à répondre à la question d’une famille qui essayait de faire manger des légumes à ses enfants. Des idées reçues circulent comme celles de ne pas contrarier ses enfants. Dans cette famille, les enfants mangeaient donc ce qu’ils voulaient où ils voulaient. Il a fallu en premier lieu, remettre un cadre, redonner toute leur place aux parents.


Cela va au-delà de l’alimentation non ?
Oui, mais ce sont des situations que nous observons en consultation. La société n’ose plus contrarier les enfants alors qu’ils ont au contraire besoin d’un cadre. Avec un cadre, nous constatons que l’alchimie familiale fonctionne mieux. J’aime prendre cet exemple : est-ce que vous laisser un enfant traverser seul s’il ne regarde ni à gauche ni à droite avant de s’engager ? Non, et bien avec l’alimentation c’est la même chose. Evidemment, il n’y a pas de mise en danger immédiate avec l’alimentation. Mais, cela peut entraîner des problèmes de santé à terme. Ces problèmes sont assurés en cas d’obésité.


En parlant d’obésité, as-tu eu à accompagner des familles qui souhaitaient perdre du poids ?
En effet, l’une des familles considère que bien manger c’est manger en grande quantité. Certains membres de famille ont suivi, avant l’émission, diverses diètes farfelues pour certaines, contre-productives voire dangereuses pour d’autres. Encore une fois, j’étais là pour donner des conseils, mais surtout les expliciter. Si une personne me dit, lors d’un repas je mange généralement trois assiettes, mais c’est normal car je pèse 180 kg. Je réponds que ce n’est pas normal et je dois argumenter.


Nous t’avons découvert dans la saison 1. Tu es de retour, pourquoi avoir accepté de revenir ?
Ce qui est intéressant dans cette émission ce sont les conseils donnés devant la caméra bien sûr mais aussi hors caméra. Notre objectif est de suivre les familles au-delà de l’émission et c’est cela qui me semble cohérent, qui a du sens.


Aurais-tu des anecdotes de tournage ?
Je garde notamment le souvenir de la tête qu’on fait les enfants qui mangeaient ce qu’ils voulaient quand ils voulaient quand j’ai annoncé que de nouvelles règles allaient s’appliquer, qu’ils n’allaient plus choisir eux-mêmes leurs repas et que c’était comme ça et pas autrement. Il ne peut pas y avoir que de la négociation, il faut d’abord des règles, ensuite il faut faire respecter ces règles avant qu’une possible négociation s’installe, parfois.




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