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Sans tabu : sans concession mais avec tendresse


Rédigé le Mercredi 30 Octobre 2019 à 15:51 | Lu 1160 fois | 0 commentaire(s)


Pour cette nouvelle saison, le concept de Sans tabu a évolué. L’émission ne se consacre plus uniquement aux hommes politiques mais s’ouvre aux acteurs de la société civile. Entretien avec Natacha Szilagyi.


Peux-tu nous présenter le concept de Sans tabu ?
“C’est une émission qui a, je crois, un concept unique et spécial en Polynésie puisqu’elle est séquencée. Durant la première partie, d’une durée de 20 minutes, on découvre le parcours professionnel de l’invité principal, lors d’une interview face à face.
Ensuite, on change de décor, on passe sur une table de débat et là on découvre deux autres personnes qui ont accepté de venir échanger avec l’invité principal. C’est une deuxième séquence qui dure 35 minutes avec deux thèmes de débat, l’un choisi par nous, à la rédaction, et l’autre par l’invité principal.
Enfin, la troisième partie est plus courte, elle s’intitule l’interview des cinq dernières minutes, on y découvre l’intimité de l’invité, ses loisirs, ses passions et aussi un peu sa vie privée.”


Comment choisis-tu tes invités ?
“Jusqu’ici c’étaient uniquement des invités politiques. Il y a eu Gaston Flosse, Edouard Fritch, Marcel Tuihani, Lana Tetuanui, Nuihau Laurey, Nicole Bouteau… Pour cette nouvelle saison, nous avons décidé d’ouvrir l’émission à la société civile et donc de trouver des hommes et des femmes dont l’action marque la collectivité.
Dernièrement j’ai reçu Michel Monvoisin, puis Père Christophe. J’aurai Dominique Auroy le 13 novembre, le 20 novembre Marguerite Lai et en janvier François Quinquis. Nous essayons de trouver des personnalités dans chacun des secteurs, que ce soit dans le tourisme, dans l’économie, dans le social, dans le domaine de la justice…
Nous essayons également de mettre en valeur des gens que l’on n’entend pas souvent. Ce sont ceux que l’on retrouve autour de la table de débat, les contradicteurs et les alliés de l’invité principal. Ils font eux aussi partie de la société civile et ils ne passent que rarement à l’antenne.”


Te rappelles-tu d’un invité particulièrement difficile ?
“Oui, j’en ai eu plusieurs. Mais un invité qui m’a marqué, c’est Jean-Christophe Bouissou, le porte-parole du gouvernement et ancien ministre du Logement. Dans la première partie, il m’a dit que j’avais été trop loin en évoquant son papa qui avait été critiqué par rapport à l’une de ses actions. Il a failli quitter le plateau et j’ai eu du mal à le retenir, ça m’a marquée.”

Comment choisis-tu l’allié et l’opposant de ton invité ?
“Par exemple, pour le Père Christophe, on avait décidé évidemment de parler des SDF dans la première partie et il a choisi dans la deuxième partie du débat de parler de la violence et de la délinquance. Quand on parle des SDF, il faut trouver un allié qui soit dans la même mouvance que lui, c’est-à-dire quelqu’un qui veut aider au quotidien les plus démunis. Donc on essaye de trouver des gens qui sont dans l’ombre. Nous avons invité Manutea Gay qu’on n’entend pas beaucoup et qui pourtant s’occupe de cinq foyers au quotidien, aussi bien des filles mères que des jeunes délinquants ou des familles en détresse.
En ce qui concerne l’opposant, c’est toujours un petit peu compliqué. Par exemple, il n’était pas évident de trouver un opposant au Père Christophe, compte tenu de sa position et de son engagement… La mairie de Papeete qui, pourtant, s’est impliquée pour récupérer les chiens des SDF, ne voulait pas apparaitre en plateau comme étant l’opposante du Père Christophe. Idem pour la DSP et pour la Police Municipale.
En revanche, on a réussi à trouver un commerçant qui, comme d’autres commerçants du quartier du Commerce et de Papeete, subit des désagréments au quotidien à cause de certains SDF. Sans vouloir généraliser, ils avaient envie d’apporter une nuance à l’humanisme que tout le monde partage. C’est pas si simple !”


Quels sont les tabu que tu souhaiterais lever ?
“Les tabu, c’est un peu ce que je viens de te dire, il n’y a pas de pensée unique. Même si on va tous dans un sens : on veut tous venir en aide aux SDF, on veut tous que les billets d’avion d’Air Tahiti Nui baissent, on est tous pour que les projets des hommes d’affaires comme Dominique Auroy voient le jour, il y a toujours des nuances. Il y a des opposants qui ont peur pour l’environnement. Il y a ceux qui disent “des SDF oui, mais attention, on fait du tourisme”, il y en a d’autres qui estiment que les billets d’ATN doivent baisser mais qu’en même temps il faut développer une compagnie et faire en sorte que l’économie du Pays marche à travers cette compagnie. Donc, je pense qu’il ne faut s’interdire aucune vision des choses et qu’il faut vraiment être ouvert au maximum pour que l’on puisse débattre en toute tranquillité et qu’il n’y ait pas une seule pensée, une pensée unique, ça je suis contre.”


Est-ce qu’il y a des personnes qui te demandent de participer à Sans tabu ?
“Oui, il y en a, il y en a quelques-unes, (rires) je ne vais pas citer leurs noms mais il y en a qui demandent à y participer. Peut-être qu’elles viendront d’ailleurs !”

Travailles-tu seule ou en équipe pour préparer l’émission ?
“J’ai conçu cette émission seule. Aujourd’hui, pour organiser, penser, concevoir l’émission je suis toujours seule. Par contre, pour l’aspect pratique, des infographies, des off, j’ai quand même une équipe autour de moi qui m’aide. Idem au plan technique, qui contribue à mettre en valeur l’émission. Par contre pour la conception et l’organisation je suis toute seule et je suis très contente.”

Est-ce que tu penses que l’émission va encore évoluer ?
“On a ouvert à la société civile cette année, peut-être que l’année prochaine on pourra la faire encore évoluer mais pour l’instant on est assez content du concept.”

Peut-être une question que les gens se posent : pourquoi prendre le parti de ne jamais tutoyer les gens ?
“Alors c’est vrai qu’en Polynésie on tutoie tout le monde mais à l’antenne ça permet d’avoir quand même une certaine distance qui est la même vis-à-vis de tout le monde. Surtout quand on est journaliste, ça permet d’avoir un petit peu de recul, un petit peu moins de familiarité peut-être.”

Si tu devais mettre un titre choc après Sans tabu…
“Sans tabu, sans jamais de concession mais toujours avec beaucoup de tendresse…”


CM








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