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SOPHIE GUEBEL ITINERAIRE D’UNE PRESENTATRICE PASSIONNEE


Rédigé le Mercredi 17 Novembre 2021 à 08:02 | Lu 153 commentaire(s)


Journaliste, Sophie Guébel aime son métier. Elle présente avec passion des journaux télévisés, portée par l’inaltérable envie de faire de belles rencontres.


Au mois de juillet, tu as présenté les journaux télévisés d’une chaîne nationale, BFMTV, peux-tu nous raconter cette expérience ?
« C’est en fait toute une aventure qui a commencé en janvier 2020 ! Il y a eu deux déclics à cela, d’abord j’ai été encouragée à voir plus loin, à partir, à faire évoluer ma carrière. L’un de nos anciens rédacteurs en chef, Bertrand Parent, m’a dit tu as quelque chose et tu as envie, essaie ! Et puis j’ai vécu un drame personnel à la suite duquel j’ai eu envie de vivre ma passion pleinement et intensément, de vivre, d’oser et de me donner les moyens d’atteindre d’autres objectifs. »

Par quels chemins es-tu passée ? Quelles ont été les étapes de cette expérience ?
« J’ai contacté toutes les chaînes télévisées en métropole pour décrocher un rendez-vous. Cela a été fastidieux à distance mais je n’ai pas lâché. J’ai obtenu des réponses positives, tout était calé pour avril 2020. Sauf qu’en mars, on a été confiné. Tout s’est arrêté. »

Cela t’a freiné mais ne t’a pas arrêté n’est-ce pas ?
« En effet, j’ai tout recalé pour le mois de novembre de la même année. Ce qui n’a pas été dès plus simples. Cela a même été périlleux. Je suis arrivée en France et, trois jours après, le deuxième confinement en métropole était annoncé. J’ai juste eu le temps de faire, en présentiel, un rendez-vous avec BFMTV et M6, les autres se sont déroulés en visio. C’est important de rencontrer les gens quand on veut passer à l’antenne, les chaînes ont besoin de te voir. »

Et qu’est-ce que tout cela a-t-il donné ?
« Je suis restée confinée en France puis je suis rentrée. J’ai repris ma place à TNTV. Nous avons perdu plusieurs collègues les mois suivant et cela a été éprouvant. J’avais un peu mis de côté mon projet d’intégrer une chaîne en France. Mais en avril 2021, BFMTV m’a rappelée pour passer un casting en juin. J’ai été agréablement surprise et j’ai fait un deuxième aller-retour pour la France. »
En quoi consistait le casting ?
« Il a fallu que je prépare la présentation d’un flash d’informations en 30 minutes. J’appréhendais. Ce n’était pas tant la présentation que je maîtrise pour en faire au quotidien depuis plusieurs années que je craignais, c’était la partie technique en plateau mais aussi, la maîtrise de leur logiciel Dalet. Toutes les chaînes nationales en sont dotées, il est particulier, il reste complexe même pour les présentateurs chevronnés, surtout, je ne le connaissais pas. »

Comment s’est passé le casting finalement ?
« Dès l’instant où j’ai posé un pied sur le plateau, je me suis sentie super bien, tout mon stress est retombé. On a même eu un fou rire avec l’équipe qui était là pour faire passer le casting. Une expérience géniale. Je suis rentrée à Tahiti avec le sourire. »

Et puis, tu as été rappelée pour faire la saison, pour remplacer les présentateurs habituels
partis en vacances.

« C’est bien ça. Tout a été précipité. Je l’ai appris une semaine avant de prendre l’antenne. Je suis arrivée, j’ai été propulsée et je me suis retrouvée dans une autre dimension. C’est un univers gigantesque, j’ai même du mal à le décrire. On fonctionne en duo et on doit assurer 4 heures de direct par jour. Ici en Polynésie, on prend 4 heures pour préparer 30 minutes de journal, là-bas on a 4 heures pour 4 heures d’antenne en continu. Côté technique, il y a deux prompteurs, deux caméras, ton clavier, deux écrans d’ordinateur avec un conducteur sur l’un, et sur l’autre, les mails et dépêches qui tombent en direct. J’avoue que les débuts ont été difficiles. Il m’est même arrivé, lors d’un tout premier débat que je devais animer, de rester sans pouvoir parler pendant 10 minutes. Je recevais des mails de la direction très encourageants pour m’aider en direct, et mon binôme a été d’une aide précieuse. »

En quoi consistait le casting ?
« Il a fallu que je prépare la présentation d’un flash d’informations en 30 minutes. J’appréhendais. Ce n’était pas tant la présentation que je maîtrise pour en faire au quotidien depuis plusieurs années que je craignais, c’était la partie technique en plateau mais aussi, la maîtrise de leur logiciel Dalet. Toutes les chaînes nationales en sont dotées, il est particulier, il reste complexe même pour les présentateurs chevronnés, surtout, je ne le connaissais pas. »

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer ?
« Je débarquais, il y a avait le décalage horaire, le rythme également à tenir. On pouvait faire 14 heures 18 heures à l’antenne puis le lendemain, 6 heures 10 heures. Cela signifiait que je devais arriver à 2 heures du matin pour préparer le direct. Ça a été un véritable challenge, je me suis dit : le tout dernier journal de la saison doit être parfait ! J’ai reçu beaucoup de soutien, à BFMTV, on m’a vraiment encouragée mais aussi à TNTV et surtout de la part de ma famille. La saison s’est terminée et… j’ai mis du temps à relâcher la tension car tout cela a été intense. »

Peux-tu revenir sur ton parcours et nous dire ce qui t’a amené à vivre cette aventure ?
« J’ai obtenu un baccalauréat L à la Mennais. J’ai choisi cette voie sans réellement savoir ce que je voulais faire ensuite, un peu par élimination. Je ne voulais simplement pas faire de mathématique, d’économie ou gestion car tout ce qui est chiffre ne me plaît pas. Et puis, ma mère étant professeure de français j’ai toujours baigné dans la littérature. À l’issue du lycée, je me suis inscrite à l’université en licence de lettres. Mais je n’y suis finalement restée que trois mois. »

Pour quelles raisons ?
« D’abord, je ne m’attendais pas à ce que j’ai trouvé, à savoir me retrouver plongée entièrement dans la littérature. Ensuite parce que le fonctionnement universitaire ne me convenait pas. C’est très particulier comme système. Alors, j’ai trouvé des petits boulots pour ne pas rester sans rien faire : serveuse, mannequin… »

Et ensuite tu as repris tes études ?
« Je voulais partir et je suis allée à Nancy en France là où se trouve une partie de ma famille. Je me suis inscrite dans une filière littérature avec option cinéma. Cela a été mon tout premier contact avec la caméra, les lumières et tout cet univers de l’image. Peu après, je suis rentrée à Tahiti et j’ai intégré la licence informations et communication de l’Institut supérieur de l’enseignement privé de Polynésie (ISEPP). J’ai eu comme enseignant Brigitte Olivier et Mike Leyral, deux professionnels qui m’ont énormément appris. C’est à cette époque que j’ai commencé à travailler à Polynésie Première. J’ai fait des stages et des piges au sein des deux chaînes. Dès la deuxième année – le cursus était sur trois ans - il a fallu que je finance ma formation, j’ai donc en plus travaillé en tant que caissière à la Marina Taina le week-end et ai été institutrice remplaçante. L’ISEPP comprenant la situation, m’a permis d’aménager mon emploi du temps quand c’était nécessaire. »

Pour autant tu es sortie major de ta promotion !
« Oui, c’était en 2012 et j’ai enchaîné immédiatement en entrant à TNTV. J’ai eu besoin d’une légitimité supplémentaire, et j’ai donc décidé de m’inscrire sans attendre à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris. Le cursus était sur deux ans, le recrutement sur dossier. J’ai pu faire la première année à distance, de Tahiti, j’ai passé la seconde à Paris. J’ai obtenu mon diplôme en 2014. »

Et qu’as-tu fait en rentrant ?
« J’ai été embauchée à TNTV. Très vite, on m’a proposé de présenter des journaux. J’ai passé un test et je me rappelle qu’à l’occasion de ce test, en entrant sur le plateau je me suis sentie vraiment bien, à l’aise, cela a été une révélation. Un peu comme lors du casting à BFMTV. Et ce, malgré le stress. J’aime le métier de journalisme, aller sur le terrain. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est l’antenne. Aujourd’hui, je présente le journal du lundi au jeudi un mois sur deux. »

Comment te sens-tu avant de prendre l’antenne, éprouves-tu toujours du stress ?
« Il y en a moins, mais il en reste toujours. Et c’est sans doute mieux. On a toujours à apprendre, c’est du direct, il y a des imprévus, des informations qui peuvent nous parvenir à tout moment pendant la présentation, et puis on reçoit en plateau des invités locaux, mais pas seulement, je me rappelle avoir interviewé Alain Juppé, Gérald Darmanin. Il ne s’agit pas de considérer les uns plus importants que les autres, mais les enjeux ne sont pas les mêmes avec tous les invités, ce qui ne génère pas le même stress. »

As-tu des anecdotes à nous partager ?
« Il y en a bien sûr. Récemment Mike Leyral qui devait être en plateau avec moi s’est aperçu que j’avais un problème avec mon oreillette. De fait, je n’entendais plus rien, ce qui est handicapant. En passant derrière moi, pour me rejoindre, il a essayé de voir ce qu’il se passait le plus discrètement possible car on pensait être à l’antenne. Quand on a compris qu’on ne l’était pas on a explosé de rire. Un rire qui a duré et que les téléspectateurs n’ont sans doute pas compris lorsque l’on a repris l’antenne. Ce que je retiens surtout de tout ce que je vis, ce sont les moments échangés.

Quels sont tes projets maintenant ?
« Il est prévu que je refasse des saisons en tant que présentatrice sur des chaînes nationales, pour l’instant rien n’est encore arrêté car j’ai aussi d’autres projets. J’aimerais pouvoir, un jour, animer des émissions pour ne pas rester cantonnée au journal télévisé. Ce qui me plaît, c’est faire de belles rencontres. Je donne par ailleurs des cours à l’université, dans le cadre du DU de journalisme. Et à côté de ça, j’ai des projets personnels, j’ai démarré des cours de guitare par exemple, je suis passionnée de couture, je fais de la danse tahitienne depuis petite et je compte bien passer mon permis .bateau.»





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