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Ramzy Malouki décrypte l'Amérique pour TNTV


Rédigé le Mercredi 16 Juin 2021 à 10:24 | Lu 414 commentaire(s)



Tahiti, le 16 juin 2021 - Correspondant permanent de Canal+ à Los Angeles, Ramzy Malouki couvre aussi chaque semaine toute l'actualité US pour TNTV avec "La chronique US de Ramzy Malouki" et "Ciné Nui". Du Luxembourg à Los Angeles en passant par Paris, le fin limier de l'information a tracé sa voie. Encore aujourd'hui, il se remet constamment en question. "Dans ce métier, ce n’est jamais gagné".

Ramzy, quel a été ton parcours ?
"J’ai fait des études de médecine après mon bac. Je l’avoue, c’était pour faire plaisir à mes parents. Mais depuis l’âge de 8 ans, plus exactement le jour où j’ai visité le studio d’une radio nationale, je me suis dit que le métier d'animateur serait mon métier plus tard. J’ai eu la chance de débuter sur une FM à 17 ans. J’animais les matinales de 5 à 8 heures et ensuite j’allais à la fac. Six mois plus tard, j’ai été repéré par une chaîne de télévision au Luxembourg et j’ai signé mon premier contrat le jour de mes 18 ans. J’ai commencé par présenter des clips, puis des émissions de jeux pour jeunes. Je faisais aussi plusieurs boulots, DJ en club, animations commerciales dans les supermarchés, présentations de défilés de mode. C’est ainsi que je me suis formé aux conditions du direct. C’est la meilleure école au monde."

Et depuis quand es-tu journaliste ?
"Je travaillais à Paris à la radio Europe 2 et je présentais une émission musicale hebdomadaire sur M6. Un jour, je reçois un appel de France 2, le directeur de l’information m’avait repéré et mon profil l’intéressait - J’ai plusieurs nationalités et je parle plusieurs langues - Il m’a demandé si je voulais devenir journaliste. J’ai répondu que je faisais des études de médecine et que j’étais simple animateur. Il m’a dit une phrase que je n’oublierai jamais : "Mon garçon, un animateur viré n’est plus rien. Un journaliste viré reste un journaliste". J’ai immédiatement abandonné médecine et j’ai intégré le Centre de formation des journalistes (CFJ) en alternance. Ensuite, j’ai rejoint France 2, puis une chaîne privée où j’ai fait du grand reportage, avant d’être choisi par le groupe Canal + pour occuper un poste à Los Angeles comme correspondant permanent."

Le journalisme, c'est une vocation pour toi ?
"J’y repensais il y a quelques jours. Inconsciemment, je pense que oui. J’ai passé mon enfance dans les bibliothèques après l’école. J’ai avalé des livres, des encyclopédies en attendant que mes parents viennent me chercher. Mon père qui était ingénieur travaillait beaucoup. Ma maman était PNC (Personnel non navigant) et partait très souvent. C’est à elle que je dois la maîtrise des langues. Elle nous envoyait partout dans le monde passer les vacances dans les familles d’autres PNC. Je me souviens avoir passé l’été à Las Vegas quand j’étais en première. Je travaillais comme plongeur dans un restaurant, mon collègue était un avocat opposant cubain qui avait été mis en prison et torturé par le régime, il me racontait sa vie. Une année plus tard, le sujet du bac était : "L’immigration aux États-Unis". Au lieu de reprendre ce que j’avais appris en cours, j’ai raconté l’histoire de Pelayo, le Cubain. J’ai eu 18/20. Je pense que c’est le premier article que j’ai écrit de ma vie."

Quel a été ton premier poste ?
"J’écrivais les fiches d’un célèbre présentateur de l’émission matinale d’une grande chaîne. J’ai fait cela pendant neuf mois à la sortie de l’école de journalisme. J’ai détesté (Rires)."

A l'heure des réseaux sociaux, comment le journaliste trouve-t-il sa place ?
"C’est une question d’adaptation et d’angle. Tout est désormais dans l’instantané. Un exemple : il y a un "breaking News" aux Etats-Unis, une nouvelle qui vient tout juste d'arriver à la station, et on me demande d’intervenir en direct sur CNews, la chaine d’info du groupe Canal +. L’information est déjà tombée et tout le monde est au courant. C’est là qu'il faut trouver le bon angle. Je remets le factuel dans le contexte, j’apporte une analyse et je rajoute une information complémentaire avant de terminer sur une autre accroche. (…) En bref : faire simple, raconter et jouer la proximité. Le journaliste aura toujours sa place pour deux raisons : d’abord, il a les sources pour informer, contrairement aux réseaux sociaux où c’est souvent du n’importe quoi. Ensuite, il est en situation là où est l’information."

Pourquoi as-tu choisi de travailler aux États-Unis ?
"Je n’ai pas choisi. On m’a choisi. Pour diverses raisons. La langue, la nationalité, la connaissance du terrain. Il y a aussi ma formation. J’ai appris à tourner, monter, écrire et être prêt à intervenir en direct en 10 minutes. J’avais le profil idéal pour le poste aux USA. Je suis arrivé à Los Angeles un dimanche. Lundi, je suis parti en reportage. "

Comment te plais-tu là-bas ?
"Comment ne pas aimer ? J’adore mon métier. Même après tant d’années, je ne me suis jamais réveillé en me disant que je n’avais pas envie d’aller bosser. Je vis à Los Angeles qui est une ville géniale. Je ne fais jamais la même chose tous les jours et je n’hésite jamais à me remettre en question car dans ce métier, ce n’est jamais gagné. (…) C’est le nouveau monde avec ses opportunités. Tout est possible. Il suffit d’y croire. Mais il faut aussi énormément travailler."

"La caméra s’allume et la star apparait."

Comment choisis-tu ses sujets ? As-tu carte blanche ?
"TNTV me fait entièrement confiance. J’ai une totale liberté."

Quel est celui dont tu es le plus fier ?
"Pour le cinéma, c’est la visite en exclusivité mondiale sur le tournage d’un film de Robert Redford. Nous avions tourné à Vancouver, au Canada. Voir une légende vivante du cinéma travailler devant et derrière la caméra restera une expérience inoubliable. Pour l’actualité, c’est la couverture de l’élection présidentielle pour le journal de TNTV. J’en suis fier. Une chaîne locale en Polynésie française qui offre à son public sa propre couverture d’une élection aussi importante sans récupérer des reportages d’autres chaînes, avec toujours ce regard de proximité."

As-tu une émission culte ?
"L’émission de variété "Saturday Night Live". Même si le niveau a baissé ces dernières années, je ne rate pas un épisode."

Avec Ciné Nui sur TNTV et "L.A. People" dans le magazine Hine, les stars n'ont plus de secrets pour toi ?
"Elles ont toujours des secrets. Mais comme je ne m’intéresse ni à leur vie privée ni aux "gossips", les commérages, cela me permet d’avoir une relation privilégiée avec les stars. Elles savent aussi que je suis un journaliste de l’information, elles me font confiance, d’où cette complicité qu’on remarque souvent dans les entretiens."

Quel est le people qui t'a le plus marqué ?
"Al Pacino. Je suis fan de cet acteur. J’ai déjà raconté cette anecdote : je l’ai vu au supermarché un matin, c’était un vieux monsieur qui poussait son caddie un bandana sur la tête. L’après-midi, j’avais un entretien avec lui pour la sortie de son film. Et là, c’était Al Pacino. C’est fou. La caméra s’allume et la star apparait."

Comment trouve-tu les États-Unis depuis l'élection de Joe Biden ?
"Toujours aussi divisés malheureusement. Malgré les efforts de Biden pour unir à nouveau le pays, il y a toujours cette Amérique qui n’osait pas dire tout haut ce qu’elle pensait. La présidence de Trump a donné à ces Américains une tribune. L’invasion du Capitole le 6 janvier dernier a montré à quel point un pays où les armes sont en vente libre et où le complotisme est devenu standard peut devenir dangereux."

Quels sont tes projets ? Tu prévois de rentrer à Tahiti ?
J’ai constamment des projets plein la tête. Pendant les grandes vacances, je vais retravailler un scénario de film pour lequel j’avais été primé aux Etats-Unis il y a 15 ans. Et je finis un autre scénario semi-autobiographique sur mes débuts à la radio. Le retour au fenua ne sera pas définitif, mais je continuerai à faire des allers-retours. J’en ai besoin. Quand j’arrive à Tahiti, on me demande toujours quand je repars. Il m’a fallu des années avant de comprendre que beaucoup s’imaginent que je vis à Tahiti et que je pars toutes les semaines pour aller tourner Ciné Nui à Los Angeles. C’est le meilleur compliment qui puisse exister. Aux yeux des téléspectateurs, je ne suis qu’un "local".

Pratique

"Ciné Nui"
Avant-premières sur le tapis rouge, Interviews de stars, reportages côté coulisses, séries qui font le buzz…
Tous les mardis à 19 h sur TNTV.

"La chronique US de Ramzy Malouki"
Culture, société, économie, sport, nouvelles technologies … L’actualité aux Etats-Unis chaque dimanche à 18h30 dans le Grand JT de TNTV.




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