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Mon pays, ma richesse : le secteur primaire en lumière


Rédigé le Vendredi 4 Juin 2021 à 08:00 | Lu 63 commentaire(s)



Agriculture, tressage, pêche, perliculture, poterie … "To’u fenua To’u ora", le magazine réalisé et proposé par Yann Mariassouce, est dédié au secteur primaire et met en avant des hommes et des femmes qui se battent quotidiennement pour relever des défis.
 

Tous les lundis à 19 heures sur TNTV, Yann Mariassouce nous emmène avec "To’u fenua To’u ora" à la rencontre des hommes et des femmes qui font la richesse du fenua. Mais pour en arriver là, le réalisateur n'a pas suivi une voie toute tracée. Au contraire… Après un cursus scientifique qui le mène jusqu'en terminale S option Sciences de l'ingénieur, son échec au baccalauréat précipite son entrée dans la vie active. Il devient ouvrier polyvalent dans une société spécialisée dans la menuiserie aluminium, Somalu. C'est la découverte du monde du travail, les horaires à respecter, mais aussi le début de l'autonomie avec le salaire qui tombe à la fin du mois. Très vite, il se passionne pour le métier et se voit bien gravir les échelons et faire carrière dans l'entreprise. "Dans chaque chose que je fais, j'aime aller au bout des choses et je cherche toujours à être le meilleur" affirme-t-il.
 

Il est sur le point de décrocher un CDI quand arrive une offre dans un domaine complètement différent : trieur de perles pour un grossiste. "J'ai dit oui à cette opportunité et là aussi je cherchais à être le meilleur". Il y reste 3 ans et après avoir compris les étapes du monde de la perle décide de voler de ses propres ailes. Il ouvre une patente en tant qu'artisan bijoutier, mais la crise de la perle arrive en 2000. La rencontre avec le Monsieur football de l'époque, Olivier Huc, va marquer le jeune homme. Le professionnel cherche des pigistes pour filmer des matchs de football. "C'est comme ça que j'ai commencé à toucher à la caméra professionnelle".
 

Au bout de quelques mois, le tournage ne lui suffit plus. Yann s'équipe du logiciel de montage Final Cut Pro et commande un gros manuel qui explique pas à pas le montage. Il le dévore en quelques semaines. "J'ai alors découvert un autre univers se souvient le passionné. Celui où je donnais vie à des images grâce au montage". C'est aussi l'apprentissage d'un autre aspect du métier, le travail rédactionnel. Raconter une histoire et poser la voix off. Et quand un plan social chez TNTV pousse Olivier Huc à quitter la chaîne et à rejoindre l'OFC, la Confédération du football d'Océanie, en Nouvelle-Zélande, il prend la relève. En plus de tourner et de monter, il va présenter tous les dimanches soirs un 26' en direct, gérer les invités, l'équipe technique sur le plateau. C'était en 2009. Un an de nuits blanches et de stress. Désormais, il est capable de faire un magazine tout seul. Et c'est ce qu'il va faire. "J'ai analysé le paysage audiovisuel des deux chaînes, TNTV et Polynésie la 1ere. Il manquait quelque chose sur l'agriculture et la pêche. Et de manière générale le secteur primaire, incluant aussi l'artisanat". "To’u fenua To’u ora" est lancé en 2012. Et n'est pas prêt de s'arrêter. Yann Mariassouce nous explique pourquoi.


"Il y a une ressource quasi inépuisable de savoir-faire"

Peux tu nous présenter "To’u fenua To’u ora" ?

"L’émission est une série de magazines consacrés de manière générale au secteur primaire et à l’artisanat du fenua. Les sujets sur ces thèmes sont vastes et variés. Ils constituent une source quasi inépuisable de sujets, qui vont de l’agriculture à l’horticulture, en passant par l’élevage, l’industrie agro-alimentaire ou encore l’artisanat avec la sculpture, le tressage, la gravure. C'est un rendez-vous hebdomadaire de 13 minutes. La première diffusion a eu lieu en septembre 2012 et j'ai le sentiment que l'émission a toute sa place dans le paysage audiovisuel et encore plus sur la chaîne du Pays qui promeut la production locale."

 

Tu mets en avant les richesses du fenua ?

"L’idée est de valoriser les ressources et la compétence locale. Chaque émission est conçue le plus souvent sous la forme du portrait d’un homme ou d’une femme passionné ou impliqué dans le secteur primaire. Cette personne est le fil conducteur du reportage. J’aime découvrir et faire découvrir aux téléspectateurs l’environnement, un site, la commune, l'île de ces personnes. Nous sommes déjà allé à Tikehau et Rangiroa aux Tuamotu, Ua Pou et Nuku Hiva aux Marquises en 2017. Mais aussi à Taha'a et Huahine aux iles Sous-le-Vent et souvent à Moorea ... J’essaie aussi, bien souvent, de mettre en avant les différentes étapes d'une activité, en partant de la matière première jusqu'au produit fini. Ou parfois l’inverse. J’aime présenter un produit qu’on a l’habitude de voir en rayon, au marché, dans nos assiettes ou encore en bord de route puis de découvrir tout le travail bien souvent insoupçonné derrière.

 

Le magazine a aussi pour but de capter la mémoire des anciens, des savoir-faire ancestraux et traditionnels. J’attache une grande importance à cet aspect que j’ai découvert au fil de mes tournages et je me rends compte de l’intérêt patrimonial de ces rencontres. Pour cela je n'hésite pas à prendre la voiture ou le scooter, je vois des personnes en bord de route, je m'arrête et je leur pose des questions."

 

Cela permet de mettre l'accent sur certains problèmes aussi ?

"Je suis conscient des problèmes ou des défis des acteurs du secteur primaire. On en parle mais je m’attache souvent à développer un esprit positif et à valoriser les gens, leur expérience et leur activité, afin qu’ils puissent être un exemple et qu’ils communiquent des valeurs nobles telles que le courage, le dépassement de soi, la confiance en soi, l’effort, la foi... puis la satisfaction, le résultat, la récompense... Je trouve que l’on s’approprie plus facilement des valeurs lorsqu’elles sont démontrées et animées par des personnes qui les vivent réellement."

 

Avec l'émission tu as pu faire de belles rencontres ? Tu as de beaux souvenirs ?

"Difficile d’établir un classement, car chaque rencontre conserve sa part de souvenirs uniques et mémorables ! Lorsque je vais à la rencontre des personnes, je rentre souvent dans leur intimité et c’est ce qui ajoute une réelle proximité dans mes reportages. Je n’hésite pas à m’adapter à leur mode de vie et à passer du temps avec eux. Cet aspect constitue aussi un gage d’authenticité. Les gens me font confiance. J’ai aussi le sentiment que je suis plus facilement accepté car je suis moi-même Polynésien. (…) Le plus souvent ces personnes s’expriment en tahitien. Afin de respecter la langue et de permettre au plus grand nombre de comprendre, j’assure un sous titrage des interviews en français."

 

Comment vois tu le secteur primaire en ce moment ?

"Je ne pense pas que le secteur primaire soit en difficulté, bien au contraire ! Encore plus dans le contexte sanitaire actuel, j'ai le sentiment qu'il est amené à se développer parce que les consciences s'éveillent envers l'intérêt de produire localement car nous dépendons souvent des importations. Je pars du principe qu'il y a une ressource quasi inépuisable de savoir-faire. Je pense que je n'ai pas fini de tout découvrir."


To’u fenua To’u ora

Tous les lundis à 19 heures sur TNTV et en replay sur www.tntv.pf/category/replay/tou-fenua-tou-ora




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