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Les forêts, une ressource à haut potentiel


Rédigé le Lundi 28 Mars 2022 à 16:53 | Lu 196 fois | 0 commentaire(s)


La journée internationale des forêts a été célébrée le 21 mars. Elle donne l’occasion de faire la lumière sur le potentiel de nos forêts et sur la qualité de nos bois qui n’ont rien à envier aux produits d’importation.


La filière de bois local se développe en Polynésie. Progressivement, le Pays, conscient du potentiel de cette précieuse ressource notamment celles des plantation de pins, propose de mettre en œuvre des conventions d’exploitation de nos massifs. Plantés dans les années 1970-1980, ils arrivent à maturité. Cette ressource est une vraie richesse, à plus d’un titre.
Depuis 2016, la filière se consolide petit à petit avec la création de scieries dans les îles là où la ressource a été plantée. Elle génère des emplois directs et indirects. La scierie de Papara, par exemple, est pourvoyeuse de 35 emplois pour ses activités d’exploitation forestière, de débardage, de sciage, production et fabrication de matériaux. Pour les îles, c’est une aubaine. À Nuku Hiva, pas moins de 30 à 35 emplois directs sont répertoriés, une dizaine d’emplois a été créée à Hiva oa pour l’exploitation du bois


UNE QUALITE PROUVEE

Afin que notre bois de pin local soit apte à un emploi dans tous types de construction, des organismes de contrôle officiels ont réalisé toutes les études et tests nécessaires pour certifier la qualité du bois local aux normes internationales type Eurocode. Il rivalise, en qualité, avec les bois importés. Ainsi, la résistance mécanique de notre ressource est d’ores et déjà certifiée ; il en sera de même très prochainement concernant la résistance aux insectes et, aux champignons avec la normalisation du traitement en classe 4, classe de résistance maximum permettant un usage en extérieur dans le sol, en milieu humide. Les procédures de traitement polynésiennes permettent ainsi d’apporter aux usagers du bois de pin local des garanties équivalentes ou meilleures à celles dont disposent les bois importés disponibles dans le commerce. La ressource locale a donc désormais la capacité de répondre aux attentes des maîtres d’œuvres et maîtres d’ouvrage les plus exigeants.

De nouvelles certifications vont s’ajouter dans les mois à venir, comme celle de procédés de fabrication de poteaux ou rondins en bois, du lamellé/collé et de la fermette industrielle.
Aujourd’hui, un peu moins de 10% de la demande polynésienne est satisfaite.
La convention d’exploitation qui vient d’être signée pour le massif de Toovii à Nuku Hiva permettra d’atteindre 35% de couverture du marché local de résineux d’ici 3 à 4 ans. Avec l’exploitation prévue de nouveaux massifs à Moorea, Raiatea mais aussi Tubuai, Rurutu, Rapa iti et Raivavae ce chiffre devrait passer à 50% d’ici six à sept ans.

Par ailleurs, le Pays souhaite mettre en valeur le falcata en trouvant des débouchés pour cette ressource en abondance et ainsi contrôler son développement.

A noter que les premières plantations de feuillus type acajou, tamanu et tau commencent à produire des petits bois issus des éclaircies et seront très prochainement proposés à la population et aux entreprises par le biais de ventes publiques.

Ce développement est porté par le soutien significatif des pouvoirs publics. Le fret maritime, pour l’acheminement la ressource bois pour le principal marché se trouvant à Tahiti, est prise en charge tout comme les productions agricoles (fruits, légumes).


INSCIRE LE DEVELOPPEMENT DANS LA DUREE

Tout l’enjeu du développement de la filière bois est le renouvellement des massifs. Le pin ayant un cycle d’environ 30 ans. C’est une question dont s’est emparée la Direction de l’agriculture avec des tests en cours sur la technique de la régénération des peuplements et une reprise des plantations fin 2022, stoppées depuis 1996.

Dans son objectif de renouvellement des peuplements forestiers, la direction de l’agriculture prévoit également de diversifier les variétés avec la reprise des plantations de feuillus afin de constituer une ressource en bois d’œuvre en adéquation avec les besoins pour la construction et l’artisanat.
Un autre programme forestier est toujours en place, celui de la préservation du Santal, avec la mise en œuvre régulière des entretiens des plantations existantes et la prévision de poursuivre l’effort de nouvelles plantations.

Avec l’objectif de l’autonomie alimentaire, la direction de l’agriculture teste des systèmes de culture agricole où l’arbre aurait une place bénéfique pour les plantes cultivées, technique dite de l’agrosylviculture, ou bien encore de l’agropastoralisme où du bétail pâture sous les arbres.

Si le renouvellement sur les fonciers domaniaux semble en toute logique revenir au Pays, celui des fonciers privés ne suit pas forcément le même chemin. Toutefois, des privés ont manifesté leur intérêt. Reste à trouver les modalités de fonctionnement, notamment avec des partenariats d’entreprises pour mettre à disposition la taxe carbone collectée dans des plantations forestières en Polynésie et ainsi contribuer à l’effort mondiale de fixer le carbone.

Avec le changement climatique en cours, l’arbre en milieu agricole, urbain ainsi que la forêt naturelle et de production ont une place majeure dans la préservation des sols, la fixation du carbone et le secteur de la construction où les d’agrégats se font rare.
La transition écologique de notre société passe indéniablement par la préservation de nos arbres et forêts.





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