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Les distilleries locales se font une place


Rédigé le Vendredi 3 Décembre 2021 à 07:45 | Lu 145 commentaire(s)


Une soirée privée, organisée par le Rhum club de Tahiti et le syndicat des producteurs de rhums agricoles de Polynésie a connu un franc succès ce mois de novembre. Des amateurs mais aussi des professionnels ont fait connaissance autour des nouveautés de cette fin d’année. Chris, fondateur du Rhum Club et Youk Moux, vice-président du syndicat et responsable de la distillerie Moux à Papara reviennent sur l’historique de cet événement.


Cette soirée privée de découverte des rhums locaux est une première, quel était l’objectif ?
Youk Moux : « Il s’agissait de faire découvrir aux amateurs du Rhum club les nouveautés mais aussi de leur présenter nos produits plus généralement, de leur parler de nos projets, de notre démarche. Nous avons aussi invité à cette soirée des professionnels, cavistes, barman, distributeurs pour leur parler à eux aussi de nos produits, pour avoir leurs retours sur ce que nous proposons. »
Chris : « L’objectif de cette soirée rejoint l’objectif du Rhum club à savoir faire connaître le rhum polynésien. Cette soirée que l’on considère comme un Salon du rhum polynésien est une première. Il y en aura d’autres ! Nous avons pu présenter une quarantaine de produits dont les nouveautés, les producteurs ont joué le jeu. Nous avons pu, nous, au sein du club faire connaissance car le club est récent et nous n’avions, jusqu’à présent, échangé que par internet pour la plupart. »

De quand date le Rhum club ?
Chris : « Il a moins d’un an mais nous avons déjà près de 1 000 personnes qui nous suivent. En fait, j’ai fondé ce club avec des amis, nous sommes quatre administrateurs. Pour ma part, j’appartiens à d’autres Rhum club fondés ailleurs dans le monde. Or, nous avons de beaux produits ici et il me paraissait intéressant de les mettre en valeur. Cette soirée est vraiment une réussite, les gens sont émerveillés. »

L’initiative est commune, comment s’est passé le rapprochement entre le Rhum club et le syndicat ?
Chris : « Nous nous sommes rapprochés des distilleries pour organiser des visites pour les membres du club. L’idée de la soirée est née petit à petit, au fil des discussions. Nous avons dû, en raison des restrictions sanitaires, limiter le nombre d’invités cette fois-ci, mais nous avons bien l’intention de pérenniser l’événement et de proposer un salon par an pour un public d’amateurs un peu plus large. Il sera certainement organisé en fin d’année à l’occasion des sorties des nouveautés des distilleries. »

Pour revenir au syndicat, pouvons-nous savoir qui le compose ?
Youk Moux : « Nous sommes quatre distilleries, Avatea à Paea qui commercialise le Mana’o Tahiti, Manutea à Moorea qui propose le Manutea, le Pari Pari à Taha’a et la distillerie Moux à Papara. Nous commercialisons le Tamure. Nous sommes concurrents mais nous visons des objectifs communs, à savoir faire reconnaître le rhum polynésien, développer et soutenir une filière agricole de rhum de canne, c’est pourquoi nous nous sommes regroupés au sein d’un syndicat. Il existe depuis deux ans déjà. »

Quels sont vos projets ?
Youk Moux : « Nous voulons mettre en place en Polynésie une IGP c’est-à-dire une Indication géographique protégée car c’est le seul moyen d’avoir une reconnaissance au niveau national. L’IGP va cadrer la filière et instaurer des standards de très haute qualité qui nous autoriseront à utiliser le terme de rhum agricole. En Polynésie, rien ne nous interdit d’utiliser ce terme de rhum agricole, ailleurs, il est soumis à certaines contraintes et exigences. »

Que faut-il pour prétendre à ce terme ?
Youk Moux : « Par exemple, il ne peut y avoir qu’une seule presse, il faut un repos minimum de trois mois, une variété de canne à sucre doit être identifiée et établie. Le cahier des charges est très contraignant. »

Où en êtes-vous de vos démarches ?
Youk Moux : « Elles avancent ! Nous allons procéder par étape, nous démarrons par la mise en place d’une IGP locale dont l’instruction va passer par la Direction de l’agriculture. Nous espérons l’obtenir en 2022. Ensuite et sur cette base, nous passerons à l’instruction d’un cahier des charges plus contraignant contrôlé par l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) qui instruira elle-même le dossier. On fera venir un organisme certificateur pour les contrôles. Cela est déjà dans les tuyaux, nous avons déjà eu des échanges avec l’INAO. En attendant nous avons mené des actions. »

Comme quoi par exemple ?
Youk Moux : « Nous avons pu obtenir par exemple une aide à la plantation. C’est récent, cela date de juillet ou août. Cette aide s’élève à 300 000 Fcfp à l’hectare en conventionnel pour les agriculteurs qui planteraient de la canne à sucre et à 400 000 Fcfp à l’hectare en bio. Ce genre d’action participe à la mise en place et au soutien d’une filière de production de rhum agricole polynésien. »

Les étapes de fabrication du rhum
Il existe d’une part le rhum de mélasse (ou rhum de sucrerie) et le rhum agricole (ou rhum de pur jus de canne). La base et les arômes de ces deux types de rhum diffèrent.
Pour le premier, il faut ajouter à la mélasse de l’eau et des levures. Après fermentation, ce mélange est distillé.
Pour le second, il faut broyer la canne à sucre et en tirer du jus appelé le vesou. Sont ajoutées au vesou, de l’eau et des levures qui vont fermenter. Suit enfin une étape de distillation du vesou. Le rhum agricole est presque uniquement constitué de jus de canne.
En Polynésie il y a les deux types de rhum. Des cannes à sucre ont été plantées pour la production de rhum agricole.



Le rhum, un succès grandissant
À l’échelle internationale comme à l’échelle locale, le rhum est une boisson qui a de plus en plus d’amateurs. Et depuis 6 ou 7 ans selon les professionnels. Aussi, il ne s’agit plus là d’une mode mais d’une véritable tendance dans laquelle la Polynésie entend bien s’engager.
Le rhum, parmi les alcools forts, paraît plus festif, plus fun. Les amateurs toujours plus sensibles et éduqués sont curieux. Ils cherchent de nouveaux horizons, aussi le rhum polynésien a-t-il toute sa place sur le marché mondial. Il a des particularités uniques, un profil de territoire, des variétés de cannes et une méthode de transformation propres. Le syndicat des producteurs de rhums agricoles de Polynésie entend bien les faire connaître.




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