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Jason, la vigie polynésienne de « En 1ère ligne »


Rédigé le Mercredi 28 Septembre 2022 à 08:13 | Lu 151 commentaire(s)


Militant écologiste, Jason Man Sang lutte au quotidien pour alerter et faire connaître les conséquences de la crise environnementale en Polynésie Française. Il est la vigie polynésienne pour « En 1ère ligne » de Polynésie la première.


Peux-tu nous expliquer ce qu’est une vigie ?
« Une vigie, dans ce projet, est une personne qui réside en outremer, qui parle d’écologie sur son territoire, d’évolution de la situation climatique, des enjeux mais aussi des initiatives locales. La crise écologique touche en priorité les outremers. En 1ère ligne donne la parole aux premières victimes. Des victimes qui sont, malheureusement, loin d’être les premiers responsables ! un certain nombre de choses distinguent les vigies, mais il y a aussi des points communs entre nos différents territoires et c’est extrêmement intéressant de pouvoir rapprocher nos constats, puis de les faire remonter en France, de solliciter l’État pour lui rappeler ses responsabilités. »

Comment fonctionnez-vous pour choisir puis produire le contenu ?
« Il y a plusieurs rubriques comme le ‘Do it yourself’, le ‘Je t’explique’, la couverture d’un événement, le live, ou encore les discussions. Nous faisons une réunion par mois pour proposer nos idées. Nous créons du contenu chacun en fonction de nos profils et compétences. Pour ma part, je filme et j’envoie les rushs à la boîte de production qui s’occupe du montage. Les contenus sont courts globalement, ce sont des sortes de stories de 45 secondes à 3 minutes. Je dois reconnaître que je suis libre de ce que je peux dire. Si j’ai accepté c’est d’ailleurs pour cette raison, je tenais à avoir une vraie marge d’expression. »

As-tu un exemple pour illustrer cette liberté ?
« J’ai traité de la perle. C’est un pilier de notre économie mais j’ai pu dire les choses qui n’allaient pas, parler des conséquences, remettre des points en question. »

Comment ton admission dans ce projet s’est-elle passée ?
« J’ai été contacté par une boîte de production métropolitaine qui a remporté un appel d’offre de France TV. L’idée était de créer une plateforme sur laquelle proposer du contenu centré sur l’écologie et mettant en lumière les outremers. Nous sommes neuf au total à être devenus vigies. »

Quels sont les sujets que tu as pu traiter pour l’instant ?
« J’ai par exemple fait un Do it yourself sur la fabrication du compost, j’ai donc parlé de la perle, du blanchissement du corail, j’ai filmé des événements comme la restauration de la butte solidaire que nous avons montées devant l’Assemblée de la Polynésie française… »

Combien de temps ce projet va-t-il durer ?
« Nous avons commencé en mars, cela doit durer sur l’année 2022. Je ne sais pas si cela sera reconduit, mais si c’est le cas, il serait intéressant de changer de vigie. »

Être vigie n’est pas ta seule activité, que fais-tu par ailleurs ?
« Je suis toujours le président de Nana sac plastique, le vice-président de la Fape. Je participe dans ces deux structures à la coordination des projets. Par ailleurs, il y a un an, j’ai monté le Fare Umara. C’est un lieu de vie mais aussi un lieu de formation en agroécologie et permaculture. Il est aussi le siège social de Te Motu, l’association née à la suite des premières marches pour le climat. Je suis en train de rassembler une équipe pour créer du contenu sur notre quotidien. Au Fare Umara nous n’avons pas de frigo, nous ne mangeons pas de viande, nous consommons local, nous avons une vie très sobre. Et il serait bon de la partager pour faciliter la transition de ceux qui le souhaitent. »

Qu’est-ce qui motive tes engagements ?
« Je veux protéger ce qu’il a encore à protéger pour notre génération et celles qui suivent. On a pensé que la crise sanitaire avait pu déclencher une nouvelle dynamique. Finalement, je ne le crois pas, les politiques publiques notamment n’ont pas bougées. Il faut à tout prix que l’on modifie nos discours, que l’on arrête de parler d’écologie en pensant que s’occuper des animaux et ramasser les déchets suffiront. Il y a une crise, profonde, dont on ne sortira pas sans difficultés. Il y a urgence à en prendre conscience et à changer. »

Nana sac plastique
Le collectif Nana Sac Plastique regroupe des citoyens bénévoles, soucieux de préserver leur environnement. Il a pour objectif premier de valoriser les alternatives au sac plastique à usage unique qui polluent les écosystèmes, et plus largement au plastique à usage unique. Il a été créé en mars 2017.
FB : Nana sac plastique


Rendez-vous au Village de l’environnement
Un Village de l’environnement va voir le jour en marge du Tahiti Soul Jazz festival. Il regroupera 45 participants (associations, institutionnels et privés œuvrant dans le domaine de l’environnement).
C’est la première fois qu’autant d’acteurs de secteurs différents mais tous impliqués ou concernés par l’environnement sont réunis dans un même lieu pendant 2 jours. Au programme : ateliers, rencontres, démonstrations …
Vendredi 30 septembre de 16h à 19h et samedi toute la journée à l’Intercontinental Tahiti. Entrée libre.

Te Ora Naho
Connue également sous son sigle Fape (pour fédération des associations de protection de l’environnement), Te Ora Naho regroupe sous sa bannière les associations et organismes qui ont dans leurs objets de protéger, défendre, promouvoir le patrimoine naturel de nos îles et de lutter contre sa dégradation et contre les pollutions de toute nature. Elle est l'interlocuteur privilégié des institutions, du gouvernement et des instances administratives locales pour les questions relatives à l'environnement. Elle est représentée au Conseil Economique Social et Culturel de Polynésie française (CESC), troisième institution du Pays.
FB : Te Ora Naho - Fape


Pratique
"En 1ère ligne" : Thalia, Jason, Marie, André-Judes… Partout en Outre-mer, neuf personnes de la société civile deviennent des vigies climatiques et environnementales de leur territoire. Elles vivent à Saint-Pierre et Miquelon, Mayotte, Wallis et Futuna, La Réunion, en Guadeloupe, Martinique, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et Guyane. Sur le portail ainsi que les réseaux d’Outre-mer La 1ère (Instagram, TikTok, Facebook), elles vous accompagnent quotidiennement avec “En 1ère ligne”.
En 1ère ligne… des changements climatiques
Les Outre-mer sont déjà confrontés aux conséquences du réchauffement climatique : érosion, montée des eaux, biodiversité en danger. Les vigies sont là pour rendre compte de tous ces événements mais aussi pour vous les expliquer.
En 1ère ligne… des solutions
Les Outre-mer sont aussi à la pointe des innovations et des solutions d’adaptation au changement climatique. Les vigies vous feront ainsi découvrir des associations, des femmes et des hommes qui œuvrent - souvent dans l’ombre - pour la planète, tout en vous embarquant au cœur de leurs actions citoyennes.






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