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Élie Semoun : du rire "à partager" avec le public polynésien !


Rédigé le Jeudi 3 Mars 2016 à 03:46 | Lu 55 commentaire(s)


L'humoriste est de retour avec son nouveau spectacle "À partager" que nous pourrons découvrir les 23 et 24 mars à Tahiti. Avant de le retrouver sur scène pour une belle tranche de rire, Élie Semoun nous dévoile l'état d'esprit de ce one-man-show corrosif, porté par une galerie de personnages détonants.


Un handicapé, un djihadiste, une cougar… Le nouveau spectacle d'Élie Semoun met en scène encore une fois des personnages hauts en couleur.
Un handicapé, un djihadiste, une cougar… Le nouveau spectacle d'Élie Semoun met en scène encore une fois des personnages hauts en couleur.
C'est la première fois que vous venez à Tahiti. À quoi est-ce que vous vous attendez ? 
"Le public, je ne m'attends à rien du tout. Parce que je ne sais absolument pas comment les gens vont réagir à mon spectacle. C'est à la fois excitant et angoissant. En général, je l'ai fait il y a pas longtemps en Belgique, les gens se marrent du début à la fin. Mais la Belgique/Tahiti, Marseille/Tahiti, Montpellier/Tahiti, je ne sais pas si le public est le même. Mais en tout cas si c'est drôle, ça fait rire à des milliers de kilomètres de distance." 

Qu'est-ce que vous connaissez de la Polynésie ? 
"Comme tout le monde, j'ai une image de carte postale. Moi par exemple, je suis un fou de faune tropicale et de plongée sous-marine. Donc forcément, la deuxième chose que j'aurai envie de faire après avoir joué, c'est de plonger dans les eaux limpides. J'ai des copains qui font de la plongée qui m'ont dit que c'était fabuleux." 

Combien de temps comptez-vous rester en Polynésie ? 
"Normalement, je devrais rester une petite semaine. Évidemment, je vais en profiter pour plonger et aller voir les plantes… Cela me fascine vraiment." 

Dans votre dernier spectacle, vous interprétez toute une série de personnages. Comment vous les choisissez et qu'est-ce qu'ils reflètent ? 
"Ils reflètent ma grande sensibilité et ma fragilité face à la réalité. En fait, quand vous allumez la télé, les nouvelles sont hyper anxiogènes. La société est hyper violente. Je ne sais pas si c'est le cas à Tahiti, mais en tout cas chez nous il y a beaucoup de racisme, il y a beaucoup de gens qui parlent à la télé et qui disent des horreurs. Et moi, ça me fait complètement flipper. Donc mon spectacle, c'est un peu le reflet de la violence que je ressens de la société. Dans mon spectacle, il y a un djihadiste, il y a un meeting du Front national, il y a un pédophile, il y a une couguar, il y a un handicapé moteur... Sur le papier, ça peut faire peur, mais en réalité ça fait beaucoup rire." 

Vos sources d'inspiration, vous les puisez dans l'actualité ? 
"Pas vraiment l'actualité, parce que je ne suis pas un chansonnier non plus. Mais en tout cas, la misère intellectuelle, affective, sexuelle... tout ça, ça me parle. Là, il n'y a pas longtemps, Kev Adams est venu voir mon spectacle. Je l'aime beaucoup ce gars-là. Et je crois qu'il est venu chez vous il n'y a pas longtemps ! Il m'a dit qu'il adorait mon spectacle parce qu'il y avait du "fond" et que dans chaque sketch, il y avait du "fond". Et ça me fait plaisir venant de sa part, parce que tout le monde dit qu'il ne parle de rien, de choses superficielles. Mais ce n'est pas vrai. Je crois qu'il est sensible à la profondeur des choses. Et pour moi, c'est un beau compliment. Il n'est pas le seul à me l'avoir dit, mais on va dire que j'essaie de mettre du fond dans chacun de mes sketches. Disons qu'on sort de mon spectacle en général un peu bouleversé, un peu ému." 

"Il faut voir mon spectacle au deuxième ou au troisième degré"

Il y a des personnages un peu corrosifs dans votre spectacle, comme cet apprenti djihadiste par exemple. Est-ce qu'il y a des limites dans votre humour ou pas du tout ? 
"Pour moi, il n'y en a pas. Je pense qu'il faut voir mon spectacle, non pas au premier degré, mais au deuxième ou au troisième degré. Il y a un petit crétin qui s'inscrit sur Internet pour être djihadiste. Il dit qu'il a lu tous les livres : Martyr à la plage, Martyr prend l'avion, Martyr va au musée… Il pense qu'il va au Club Med en fait. Mais il revient vite sur sa décision !" 

Sur ce personnage de djihadiste, après les attentats de Paris vous ne vous êtes pas dit qu'il fallait peut-être un peu "la mettre en veilleuse" sur ce sketch ? 
"J'y ai pensé parce que j'ai joué ce sketch deux jours après les attentats de Paris. Donc j'étais un peu flippé. Et j'ai dit aux gens : "Voilà j'ai un sketch sur un djihadiste, je me suis posé la question de savoir si je le gardais ou si je le faisais sauter?" Là les gens se sont marrés. Et j'ai senti que c'était un rire libérateur. Et je crois que c'est le sketch qui fait le plus rire. Parce que justement ça parle de ce qui se passe en ce moment, mais avec ma vision d'humoriste." 

Avec les "Petites Annonces" et vos personnages dans vos sketches, vous êtes une sorte de transformiste ? 
"Oui, j'adore ça. En fait, je ne me trouve pas très bien dans la réalité. Et je trouve que quand on va voir un spectacle, j'aime bien l'idée de faire rêver les gens. On m'a dit souvent que quand je faisais des personnages, on ne me voyait plus moi. Mais on voyait une femme, un enfant, une petite fille... Donc ça, ça me fait plaisir. J'adore les rôles de composition." 

À quoi ressemble le vrai Élie Semoun, celui qui n'est pas les personnages que vous jouez ? 
"Eh bien... Il est un peu timide... Mais je parle de moi dans le spectacle. Je parle de mon fils ado qui a fait plein de conneries et qui m'a fait beaucoup rire. Mais je me fais presque violence pour parler de moi. Mais c'est assez exceptionnel, parce que je ne le fais jamais. Je crois que si on veut me connaître, en fait il suffit de gratter un peu et on voit au travers de mes personnages que je suis finalement assez sensible ?" 

Est-ce que c'est difficile de rentrer dans tous ces personnages ? Est-ce que vous ne vous emmêlez pas les pinceaux ? 
"Non, pas vraiment. J'ai l'habitude de rentrer dans la peau des personnages très rapidement et de m'en débarrasser aussi vite. Avec Franck Dubosc, on a fait pas mal de DVD des petites annonces et à chaque fois, c'était 50 à 60 sketches et à chaque fois, 50 à 60 personnages. Donc on se déguisait, on se maquillait et juste après on passait à un autre. Donc à chaque fois, c'était assez rapide." 

On est assez loin de la métropole ici. Est-ce que vous vous adaptez au public que vous rencontrez ? 
"Oui, je vais me renseigner sur les mœurs, je vais me renseigner sur la façon dont vous dites les choses. Je vais m'imprégner, comme à chaque fois." 

Est-ce qu'on a encore le trac quand on est Élie Semoun et qu'on a autant de scène derrière soi ? 
"Oui, franchement. Et je pense que j'aurai le trac à Tahiti. Parce que je ne sais pas du tout comment les gens vont prendre mon spectacle. Je ne sais pas de quoi vous riez. C'est l'inconnu total. Donc oui, j'ai le trac (rires)." 

Justement, vous avez un petit message à faire passer au public polynésien ? 
"Disons que je vais faire 24 heures d'avion pour venir vous voir. Je ne suis pas très fan de l'avion. Mais je suis très fan de vous rencontrer. Donc j'espère que vous serez là !" 

propos recueillis par Dominique Schmitt

Le pitch

Venez découvrir Fabrice la patronne du spa, Xavier l’handicapé moteur et dragueur, Oussama Ben Dubois djihadiste débutant, Mapi la couguar gourmande et épanouie, Jean-Louis le nouvel élu d'une mairie fasciste, un pervers ravi des "rapports humains" en Thaïlande, et bien d’autres nouveaux personnages inventés par Élie Semoun. Son goût et son talent pour incarner des personnages incroyables ne l’ont pas quitté ! Un spectacle où vous découvrirez un Élie Semoun toujours aussi drôle, mais également émouvant et touchant. 

Pratique

Mercredi 23 et jeudi 24 mars, à 19h30 
Apéro sunset musical à partir de 18 heures, avec Kurahei Benett (Tahitian Voice 2015) et Silvio Cicero (Tahiti Festival Guitare) 
Motu de l'InterContinental Tahiti 
Tarifs : 10 000 Fcfp (fauteuils VIP) ; 7 000 Fcfp (chaises) ; 6 000 Fcfp (debout) 
Billets en vente : à Carrefour Arue, Punaauia, Faa'a, Radio 1 Fare Ute et sur www.radio1.pf 
Places limitées 
Contact : 87 73 02 01 ou maheata@radio1.pf 




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