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Bryan Hickson : "Les gens ont envie de cinéma"


Rédigé le Mercredi 28 Juillet 2021 à 10:00 | Lu 146 commentaire(s)



Tahiti, le 28 août 2021 - A Tahiti - au contraire de la métropole où ils ont été fermés du 30 octobre 2020 au 19 mai 2021 - les cinémas ont pu maintenir leur activité depuis le début de la pandémie de Covid-19. Malgré les sorties des blockbusters repoussées par les studios pour éviter un échec commercial. Mais dans le respect de certaines règles. Couvre-feu à 20 heures, gestes barrières, distanciation sociale, pass sanitaire. Le point avec Bryan Hickson, le directeur de Pacific Films, sur la diffusion du cinéma en temps de crise.


A Tahiti, les cinémas ont pu rester ouverts au contraire de la métropole où ils ont été fermés jusqu'au 19 mai dernier. Est ce que tu t'es senti privilégié par rapport à la métropole ?
"Entre juillet et octobre 2020 on était à peu près sur la même ligne et à partir du mois d'octobre la différence s'est faite avec la métropole. Au début c'était une chance, on pouvait continuer à faire des événements au cinéma mais à partir d'un moment, quand on ne peut plus acheter de films, ça devient très dur pour l'exploitation. Même si on avait le droit d'ouvrir, on se retrouvait à devoir fermer car on n'avait pas assez de films pour alimenter les écrans."

Il n'y avait plus de films à projeter ?
"Au niveau de la métropole, ils ne sortent pas un film que pour la Polynésie, ils le sortent pour toute la zone francophone et du coup les films n'étaient pas disponibles : Pour que les films sortent ici ce qu'on on attendait c'est que les cinéma puissent être suffisamment ouverts et accueillir suffisamment de monde, principalement en métropole pour ce qui est du marché des films français ; et pour les blockbusters américains il faut que les cinéma soient ouverts aux Etats-Unis, en Europe et dans les autres gros marchés visés par les grandes franchises."

Comment ont fonctionné les cinémas avec les mesures de couvre feu ?
"D'octobre à décembre, on a fait des réductions d'horaires et à partir de janvier il n'y avait plus que le Hollywood d'ouvert."

La capacité des salles était réduite aussi ?
"La capacité des salles est la même depuis juillet 2020. La règle est qu'il faut un siège d'écart entre chaque groupe de 6 personnes. Du coup on applique une jauge qui va de 50 % jusqu'aux 2/3 de la salle, pour laisser suffisamment de place libre entre chaque groupe de personnes. Après les gens dans les salles de cinéma ne se collent pas à des inconnus et du coup il y a naturellement une place d'écart à chaque fois."

Vous avez bénéficié de mesures d'aide ?
"Pour les salariés principalement, on était sur le Contrat de soutien à l'emploi, le CSE, au début puis on s'est rajouté à la liste des secteurs éligibles au Diese (Dispositif Exceptionnel de Sécurisation de l'Emploi). Et pour les autres aides on a accès au Fonds de solidarité. Le Diese rémunère le temps non travaillé par rapport au contrat que tu avais avant la crise. C'est une mesure qui se décide avec un décret et cela fait plusieurs fois qu'ils le prolongent. Actuellement le dispositif a été prolongé jusqu'à fin septembre."

Combien d'employés as-tu ? Tu as pu tous les garder ?
"Actuellement on est 20. Avant la crise on était 22. Ce sont des personnes qui ont démissionné car elles avaient trouvé un autre travail. Ce ne sont pas de licenciements : on a essayé de faire en sorte que les gens puissent rebondir."

Tu en as profité pour rénover les salles ? Faire des changements ?
"Pendant le confinement, la visibilité était tellement faible que c'était difficile de pouvoir se projeter. Là on commence à avoir un peu de visibilité et il y a des choses qu'on a préparé et qu'on va pouvoir mettre en œuvre. Il y a des rénovations de prévues et des projets d'embellissement au niveau du Liberty qu'on va essayer de mettre en œuvre dans les prochain mois. On prépare aussi le déplacement de nos bureaux à côté du cinéma Liberty courant août. Le confinement a accéléré les choses. Ce n'était pas forcément prévu mais il y avait des chose qu'on voulait modifier et là c'était l'occasion de le faire."


"Il y a 90% d'écart entre la fréquentation d'avant et celle d'aujourd'hui"

As tu pu chiffrer la baisse de fréquentation dans les salles durant cette période ?
"Il y a une période où on a tout perdu, quand on était complètement fermés, du 20 mars au 7 juillet 2020. Après quand on a rouvert il y a eu un regain, on est passé à 40% de ce qu'on faisait avant et après ça n'a pas arrêté de descendre. Aujourd'hui il y a 90% d'écart entre la fréquentation d'avant et celle d'aujourd'hui. S'il n'y avait pas eu ces aides, ça aurait été très compliqué."

La fin du couvre-feu le 21 juin, un signe positif ?
"C'est vrai qu'avec les différentes annonces et du fait qu'il y ait moins de restrictions, les gens sortent plus et donc ils vont plus au cinéma. Et puis il y a un retour des films depuis la fin du mois de juin. Ca a commencé avec des films français et là on commence à avoir les premiers blockbusters qui arrivent. Du coup la fréquentation commence à ré-augmenter. On a bon espoir que d'ici quelques temps la fréquentation redevienne comme avant."

Les spectateurs se sont rabattus sur Netflix et autres. Comment inciter les gens à revenir au cinéma ?
"On sort une quantité de blockbusters assez impressionnante. J'ai rarement vu autant de gros films les uns à la suite des autres. C'est quasiment toutes les semaines. Et ça, ce sont des films "événements" qui se voient sur grand écran. Et deuxièmement, on va "événementialiser" notre programmation. On a Cinékid bien sûr, une fois par mois, et puis on a plus d'avant premières de prévues qu'avant et on va essayer de faire plus d'événement. Il y a la nuit de l'horreur comme chaque année en novembre et notre but c'est d'essayer de faire d'autres soirées thématiques ou d'autres événements dans les salles de cinéma comme par exemple une soirée de l'action avec des films d'action.
On a aussi les concerts en salle. Le prochain c'est Blackpink les 4, 5 et 8 août, l'équivalent de BTS en filles (rires). C'est très attendu et ça nous permet de varier ce qu'on peut faire au cinéma, de proposer des expériences différentes. On va avoir aussi des opéras, plutôt à destination de la salle Premium au Hollywood. Le premier c'est La Traviata le jeudi 5 août. Un contenu assez particulier avec deux entractes comme à l'opéra. Ca durera 3 heures en tout."

De grands films vont sortir ?
"Le 21 juillet on a eu Kaamelott. Le 28 juillet ce sera The Suicide Squad et Jungle Cruise, un film de Disney avec Dwayne Johnson. En août, pour ceux qui sont fans de films d'horreur, American Nightmare 5. Et à la fin de l'année on aura The King's Man première mission, qui était prévu l'année dernière. Il y a aussi les Tuche 4 de prévu et puis Baby Boss 2 pour les enfants. Et il y aura Encanto de Disney dont la date n'est pas encore définie. Et enfin Dune."

Un pass sanitaire est devenu obligatoire depuis mercredi dernier en métropole à l’entrée de tous les lieux de loisirs rassemblant plus de 50 personnes. Encore un coup dur pour les cinémas ?
"C'est sûr que ce n'est pas une bonne nouvelle pour les cinémas. D'habitude on se dit 'J'ai envie de sortir, je sors' et là ça sera 'Ah mince il faut le pass sanitaire'. Ca empêche une partie de la population d'aller au cinéma, même si en France ils ont une couverture vaccinale de près de 60 % actuellement. [53,6% des Français ont reçu au moins une dose de vaccin au 12 juillet 2021, ndlr]"

Comment vois tu la place du cinéma dans la vie de demain ?
"Quand on aime vraiment un film on va le voir au cinéma. Ca reste le meilleur endroit pour profiter d'un film. Et puis les gens ont besoin de sortir après avoir été confinés pendant longtemps. On le voit les gens commencent à revenir au cinéma pour Black Widow Il y a encore plein d'événements à voir au cinéma. Et aller avec ses copains au cinéma ce n'est pas la même chose que d'être devant sa télévision tout seul ou même à plusieurs. Ca ne sera pas facile mais les gens ont envie de cinéma, ils reviennent et c'est l'essentiel."




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