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AS E-sport une association pour les jeunes joueurs polynésiens


Rédigé le Lundi 29 Novembre 2021 à 14:57 | Lu 130 commentaire(s)


Fausto Reid Amaru a créé l’association AS E-sport pour faire briller les pratiquants polynésiens de e-sport à l’international et pour proposer des alternatives à la jeunesse du territoire. Mais il insiste, pour réussir et se démarquer, il faut de la persévérance et du travail.


Avant toute chose, peux-tu nous expliquer ce qu’est un e-sport ?
« Il s’agit de la pratique d’un jeu vidéo seul ou en équipe, via un ordinateur ou une console de jeu. On peut pratiquer le sport en ligne ou bien à l’occasion de rassemblement de joueurs que l’on appelle LAN Party. E-sport est la contraction du terme anglais electronic sport. »


Parle-nous de ton association, quel est son objectif ?
« Mon objectif est de promouvoir les pratiquants de e-sport polynésiens qu’ils résident en Polynésie ou en métropole à l’échelle internationale. Je souhaite également donner une alternative à la jeunesse polynésienne. J’ai créé une association qui s’appelle AS E-sport. A pour Aito et S pour spirit, car je veux que mes joueurs aient l’esprit guerrier du aito polynésien. Je veux qu’ils représentent cela et qu’ils le mettent en valeur au plus haut niveau. »


Qu’entends-tu par là ?
« On constate que la violence augmente, mais pour aider les jeunes, il faut leur proposer des choses, trouver des solutions. Ils se sentent délaissés, mis de côté. La pratique de l’e-sport est une offre parmi d’autres. »


N‘est-ce pas ouvrir la porte à une addiction par exemple, n’est-ce pas les enfermer dans un milieu qu’on accuse de nourrir la violence justement ?
« Un grand nombre de choses peuvent devenir addictif, il faut savoir structurer, éduquer. Ceci étant dit, nous priorisons la vie réelle. Quand il y a des impératifs dans le quotidien, ce sont eux qui priment même si, pour progresser, il faut s’astreindre à suivre un entraînement régulier. On demande juste à ce que les joueurs qui ne se présentent pas à un entraînement préviennent, que nous n’ayons pas à courir après eux, et cela fonctionne très bien. »


Quand ton association est-elle née et as-tu déjà eu des résultats ?
« On a démarré officiellement en décembre 2020. L’enregistrement au JOPF s’est fait à ce moment-là. Mais on l’a vraiment lancée il y a quelques semaines. La communauté s’est construite petit à petit. Nous comptons aujourd’hui 1 200 fans. Le staff et les équipes, eux, représentent un peu plus d’une centaine de personnes. Nous avons plusieurs sections de jeux avec chacune un capitaine, un coach, un manager, des joueurs. Les structures sont très hiérarchisées et organisées. Si l’on veut réussir, il faut de la méthode. Chacun a son rôle. Le capitaine est un représentant, il assure la bonne ambiance au sein de l’équipe, maintient les liens, le coach supervise et entraîne. Les managers secondent les coachs, ils se chargent des inscriptions dans les tournois. Au besoin, je peux dégager des fonds pour prendre en charge les inscriptions et/ou déplacements. L’association prend 40% sur les cahsprize des joueurs à cette fin. Et tout cela paye. Nous avons des joueurs qui se démarquent. »


Peux-tu nous en citer quelques-uns ?

« Je pense à Darock987 sur Apex Legends. Je précise le nom du jeu car en général un joueur seul ou en équipe est spécialiste d’un jeu. Avec Killearz et Ninjah, ils ont en moins d’un an totalisé une dizaine de victoires. Ils ont totalisé près de 700 dollars de cashprize. K1ngjah, qui a 16 ans et Reverse, 15 ans, jouent en duo sur Fortnite. Ils forment une line up avec Krowzer, Mauza et Taheun. Ils sont très prometteurs. Je pense aussi à Aerostar et son équipe Nox, Pitiking, Rizon, DNZ qui sur Cod mobile ont battu dans un tournoi européen une équipe pro TOP1 française connue sous le nom de DBZ ! »


Peut-on vivre de la pratique de l’e-sport ?
« Oui, la preuve avec Alan Roger par exemple. Un enfant du fenua devenu professionnel sur League of Legends. Il est parrain de notre association, comme Mabzouel qui a percé dans le streaming sur Twitch. C’est un joueur de Code War Zone, devenu influenceur. Mais comme tout, il faut faire la différence. Et pour cela il faut travailler, tout comme un sportif de haut niveau. Les champions de e-sport développent et améliorent leur dextérité, un peu comme un pianiste professionnel. Ils doivent être capable de cliquer et en même temps de parler, de réfléchir pour établir une stratégie, de réagir rapidement s’adapter… C’est un vrai effort psychique. Les tournois durent de manière générale trois heures et, les joueurs, en sortant, sont vraiment fatigués ! Nous on donne des conseils pour progresser, pour en vivre. »


Quelles sont les qualités d’un joueur ? Que cherches-tu à développer ?
« La motivation, et cela ne s’achète pas ! Il faut être déterminer à aller au bout des choses, se donner les moyens. Il faut développer des compétences car on ne garde que les meilleurs, et puis aussi adopter les bonnes attitudes, être fair play, ne pas se laisser aller au trashtalk. Il faut un peu d’abnégation, de sacrifice de soi. »


Quel est ton parcours personnel ? Tu es toi aussi un pratiquant de e-sport ?
« J’ai 39 ans et oui, je suis un ancien joueur. J’ai participé à mes premières LAN au collège de Punaauia grâce à Tahiti Nui Arena. C’est une association, née au début des années 2000, fondée par Matt 007. Elle est en sommeil. Mais elle a permis l’essor du e-sport localement, a apporté la culture de cette pratique, a permis de faire évoluer quelques préjugés. On a dans l’idée qu’un joueur de jeux vidéos n’a pas de vie sociale, qu’il vit enfermé. Ce qui n’est pas le cas. J’ai moi-même la passion des jeux vidéos mais également du surf, de la course à pied, je fais des trails, de la boxe… Je m’inscris avec AS E-sport dans les pas de la TNA, je vais dans le même sens qu’elle. Quand on repère un talent, une perle du Pacifique comme je les appelle, on l’éduque et on le met en compétition. »


Tu as des projets ?
« Toujours. Il y en a un en décembre qui fera le buzz. Cela n’a encore jamais été fait en Polynésie. Nous l’annoncerons le moment venu. En attendant, j’ai ouvert une gaming house en métropole, c’est un lieu d’entraînement. Deux Polynésiens sont déjà venus de Tahiti pour s’y entrainer. On propose des cours, du coaching pour apprendre à gérer le stress, le mental, améliorer son leadership. Je suis content car l’association se structure, elle est même soutenue par des sponsors maintenant. Mon père, qui au début suivait ça de loin, m’apporte lui aussi son soutien à présent. Il voit l’évolution du projet. Il a été pilote de Twin Otter aux Marquises, il est exemple pour moi et il contribue à AS E-sport. J’ai de l’espoir pour la suite.»








Des prix conséquents
L’essor du sport électronique a démarré vraiment à la fin des années 1980 avec les premiers jeux en réseau multijoueurs et, à partir des années 1990 sur Internet. Les premières compétitions ont été organisées dès les années 1970. Entre les années 2000 et 2010, cette pratique a gagné en notoriété, des tournois ont proposé des prix conséquents. Parmi les grands tournois officiels, il y a l’eSports World Convention, la Major Leagu Gaming, la Cyberathlete Professionnal League ou l’Evolution Championship Series.
Il existe des millions de fans à travers le monde. En 2019, 885 événements majeurs ont été organisés dans le monde, générant la vente de plus de 56,3 millions de dollars en billetterie. L’un des plus gros cashprize jamais distribué a été celui de The 2019 Fortnite World Cup finals. Il était de 30,4 millions de dollars.

Contacts
FB : AS E-sport







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