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À partir du jeudi 20 juillet à 19h55 sur France O : Les 20 ans du Toma


Rédigé le Mercredi 12 Juillet 2017 à 15:37 | Lu 436 fois | 0 commentaire(s)


Scène du théâtre vivant de France Ô, Multiscénik est au cœur du off pour les 20 ans du TOMA (Théâtre d’Outre-mer en Avignon). Greg Germain, acteur et réalisateur, commentera les spectacles et y rencontrera auteurs et interprètes. À cette occasion, la chaîne diffusera également un spectacle phare du off d’Avignon, Les Irrévérencieux.


©Yorran Merien
©Yorran Merien
Festival d’Avignon : au cœur du off avec Multiscénik !

Multiscénik, la scène du théâtre vivant sur France Ô, fête les 20 ans du TOMA (Théâtre d’Outre-mer en Avignon) à la Chapelle du Verbe incarné.

Du 20 au 30 juillet à 19.55, plongez au cœur du TOMA avec des modules courts, « les TOMAscopes ». Greg Germain commentera les spectacles, rencontrera les auteurs et les interprètes, livrera ses coups de cœur et nous fera vivre cet événement avec intensité et émotion.

* * *

Le 30 juillet, découvrez Les Irrévérencieux de Luca Franceschi, qui met en scène le comédien et conteur martiniquais Yannick Lao, dit Yao. Ce spectacle a été récompensé par le prix de la Presse Coup de cœur en 2013 et a remporté un vif succès public en 2014 et 2015.

Les Irrévérencieux, c’est la rencontre de la commedia dell'arte avec la danse hip-hop et le human beatbox. Les comédiens s'approprient l'essence de ces disciplines urbaines et populaires comme un écho à la modernité. Un conte onirique porté par des personnages hauts en couleur, riche d’une scénographie sans cesse en mouvement. Une fusion des genres et des origines pour mieux questionner notre quotidien.

La 20e édition du TOMA (Théâtre d’Outre-mer en Avignon) nous donne l’occasion d’une rencontre avec Greg Germain, acteur, réalisateur, qui en est le créateur et président. Devenu un véritable « in » dans le festival off, le TOMA a permis de faire connaître la diversité des théâtres de langue française et notamment les artistes ultramarins en leur donnant une place de choix dans le concert culturel national.

Pourquoi et comment est né le TOMA ?
Greg Germain : Le TOMA est né en 1998, d’une simple ambition citoyenne, faire en sorte que les originalités et les identités singulières des imaginaires d’Outre-mer soient véritablement reconnues comme des éléments de la richesse culturelle de la France. Nous facilitons la diffusion, soutenons activement les cultures « différemment françaises » et travaillons à l'élargissement du public existant. Le TOMA est une manifestation qui a écrit et continue à écrire son histoire, une histoire jeune et fortement ancrée dans les problématiques contemporaines de représentation et de définition de la diversité culturelle française. Car la situation qui prévaut aujourd’hui – les relations parfois tendues entre les différentes composantes de notre pays – fait plus que jamais apparaître l’impérieuse nécessité d’offrir à tous des perspectives d’égalité des chances et tout particulièrement s’agissant du droit à la diversité culturelle.

Le TOMA permet-il aux pièces montées en Avignon d’avoir une meilleure visibilité sur la scène nationale et internationale ?
G. G. : Aujourd’hui, le Théâtre de la Chapelle du Verbe incarné se positionne comme un espace de liberté d’expression et de rencontres. Le but n’étant pas de créer un ghetto de la diversité, mais d’être à la fois un relais pour la diffusion de ces œuvres tout en permettant la rencontre des différentes cultures françaises à travers toutes les esthétiques du spectacle vivant et aujourd’hui de l’audiovisuel et du numérique.
Pour ce qui concerne la diffusion des spectacles, les échanges sont en effet plus nombreux, puisque les diffuseurs de nos régions voient les pièces à Avignon. Pour une diffusion nationale et internationale, c’est plus compliqué. Les obstacles sont les mêmes. Les frais des voyages qui ne peuvent être pris en charge par les diffuseurs et qui sont trop onéreux pour les compagnies demandent une autre approche. C’est la raison pour laquelle, il m’a semblé nécessaire de mettre en place une agence (que je préside) pour faciliter les déplacements en recherchant des financements complémentaires ou en mutualisant les tournées ou encore en initiant une tournée annuelle de plusieurs pièces venues de différents territoires dans les théâtres amis des grandes villes de la métropole (Bordeaux, Lyon, Marseille, Paris). Ils existent et c’est possible.

Quels seront les temps forts de cette 20e édition ?
G. G. : Le festival en lui-même est un temps fort. Sur quelle autre scène que celle du Théâtre de la Chapelle du Verbe incarné peut-on voir, pendant les trois semaines que dure le festival off, des pièces de Guadeloupe, de Guyane ou encore de la Martinique ? Pour marquer cet anniversaire, une journée entière sera consacrée le 20 juillet à cette aventure du TOMA qui n’a pas son pareil dans l’histoire culturelle de notre pays. Vous pourrez découvrir des projections (un documentaire sur Henri Guédon, peintre et musicien martiniquais), un documentaire sur l’histoire de l’igname en Nouvelle-Calédonie, des performances ou encore des lectures du dernier livre de Patrick Chamoiseau.

Aujourd’hui en 2017, quel bilan tirez-vous de ces vingt éditions ?
G. G. : Le Théâtre de la Chapelle du Verbe incarné est reconnu par le public, les compagnies, les programmateurs et la presse comme un lieu emblématique du off. Il a ainsi permis le désenclavement et la visibilité des créations de la diversité, dans un circuit de diffusion national et européen du spectacle vivant, et aussi la rencontre dans un lieu d’échange et des artistes d’outre-mer avec d’autres artistes partageant les mêmes problématiques.
Le TOMA a permis aussi de faire connaître la diversité des théâtres de langue française et créer des liens par la confrontation et l’exigence des regards croisés. D'instaurer parmi les opérateurs du théâtre dans l’Hexagone une réelle prise en compte des compagnies de l’Outre-mer en les intégrant aux circuits de diffusion nationaux.
Il offre également, dans un vrai souci de maillage culturel interrégional et international, la possibilité de devenir un Centre de ressources pour l’Outre-mer, avec la possibilité de résidences de création durant toute l’année.
Que le chemin est long ! La diversité culturelle de notre pays se tente, s’expérimente, s’ajuste. C’est ce que nous essayons de faire, avec Marie-Pierre Bousquet.

Quinze ans après sa création, la Chapelle du Verbe incarné est encore et toujours le seul lieu de l’Hexagone à prendre en compte les réalités artistiques du spectacle vivant des Outre-mer.





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